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Dans cet article, je vais vous indiquer quels sont les 2 indicateurs de volatilité les plus performants et comment les utiliser pour faire des trades gagnants.    

Disons-le tout de suite : les deux meilleurs indicateurs de la volatilité sont le RSI et l’oscillateur stochastique et je vais vous dire pourquoi.

Utilisés conjointement, ils sont redoutables d’efficacité : ils permettent de déceler des retournements de tendance et ainsi de savoir quand il est opportun d’acheter ou de vendre.

Grâce à eux, vous pourrez mettre à profit ce que l’on appelle «  la volatilité ».

Sommaire de l’article :

Qu’est-ce que la volatilité ?

La volatilité est la mesure de la variation des prix au cours d’une période.

La volatilité est forte quand les changements de prix sont brusques et importants, faible quand on observe une régularité de la tendance.

Appliquée à une action, elle mesure le risque. En effet, elle reflète l’irrégularité des performances sur une période donnée : plus la volatilité est élevée, moins la performance obtenue a des chances de se reproduire sur d’autres périodes.

Appliquée à un marché, elle mesure l’instabilité, la nervosité. Elle nous permet de savoir si l’on navigue dans la tempête ou en temps calme.

Aucun gestionnaire de fonds n’aime le risque, aucun gestionnaire n’aime l’instabilité. Personne n’aime la volatilité.

Elle présente pourtant de formidables opportunités aux traders qui possèdent les outils nécessaires pour en profiter !

Quel est l’intérêt de mesurer la volatilité ?

Les mouvements de prix sont essentiels dans le trading : ils permettent de faire des profits.

Plus ils sont importants et de forte amplitude, plus les opportunités sont importantes et plus l’espérance de gain est forte. A l’inverse, quand la volatilité est faible, le cours augmente modérément et l’espérance de gain est faible.

Mais il y a un revers à la médaille, le risque.

En effet, plus la volatilité est importante, plus la tendance devient imprécise et plus le manque de prévisibilité apparaît. En cas de retournement important du marché, la perte potentielle peut être forte si l’on se trouve mal positionné.

En définitive, le trader se retrouve toujours face au même dilemme : soit une forte opportunité de gain mais avec une prise de risque élevée, soit une prise de risque faible mais avec peu de perspectives de gains.

Maîtriser la volatilité est donc primordial.

Il existe beaucoup de méthodes, plus ou moins scientifiques, plus ou moins précises pour aider le trader dans ses choix.

D’après mon expérience, le RSI et l’oscillateur stochastique sont les deux meilleurs indicateurs techniques, et de loin,  et je vais vous expliquer pourquoi.

Le RSI

Le premier indicateur est  RSI (relative Strengh Index). C’est un indicateur technique créé par J.Welles Wilder dans son livre « New concept in Technical Trading System » paru en 1978. Il détecte les retournements de tendance et les excès à l’achat et à la vente.

Quel est la formule mathématique du RSI ?

Sa formule mathématique peut paraître un peu compliquée mais elle se comprend aisément.

La formule est la suivante : RSI (sur n périodes) = 100 – 100/(1+p)

P = (moyenne mobile des hausses sur les n périodes) / (moyenne mobile des baisses sur n périodes)

La moyenne peut être une moyenne arithmétique simple ou encore une moyenne exponentielle.

Comment calculer le RSI ? L’exemple de l’action APPLE en juin 2018

Pour mieux comprendre la formule mathématique, prenons l’exemple de l’action APPLE et calculons le RSI 14 (c’est à dire sur 14 périodes) avec comme unité de temps la journée.

Les 14 cotations, du 11 juin au 28 juin 2018, avec leur variation, sont les suivantes :

La moyenne arithmétique des 5 hausses est de 0.60% : (0,73 + 1,24 + 0,44 +0,05 + 0,55)/5

La moyenne arithmétiques des 9 baisses est de 0.70%: (0,15 + 1,49 + 0,29 + 0,56 + 1,62 + 0,05 + 1,03 + 0,82 + 0,25)/9

P est la moyenne mobile des hausses sur les 14 périodes divisée par la moyenne mobile des baisses sur les 14 périodes. P est donc 0.60 /0.70 = 0.86

RSI 14 = 100 – 100/(1+p) = 100 – 100 / (1+0.86) = 46.23

Au 28 juin 2018, le RSI 14 d’Apple est de 46.23.

Nous nous situons donc au milieu de la fourchette 0 – 100. Cela se comprend car la moyenne des hausses (0.60%) n’est pas sensiblement différente de la moyenne des baisses (0.70%).

Représentation graphique du RSI

Cours de l’action APPLE et Représentation du RSI

Juin 2018

Le graphique du RSI 14 se situe sous le graphique en bougies d’APPLE.

La zone bleue correspond à la zone 30 – 70. La courbe en bleue est celle du RSI 14.

Comment interpréter le RSI ?

Un indicateur de 100 signifie que la baisse moyenne est de 0 sur la période, c’est-à-dire que le cours est continuellement en hausse sur cette période.

A l’inverse, un RSI de 0 signifie que le cours est en baisse continuelle sur la période.

Quand le RSI est à 50, il y a eu autant de baisse moyenne que de hausse moyenne.

Le RSI mesure la tendance et la force.

  • La tendance : quand l’indicateur dépasse le seuil de 50, on entre dans une zone de sur-achat et quand l’indicateur passe en-dessous du seuil de 50, on entre dans une zone de sur-vente.
  • La force : plus les variations haussières sont importantes, plus l’indicateur se rapproche de 100 et à l’inverse, plus les variations baissières sont fortes et plus l’indicateur se rapproche de 0.

Concernant l’action APPLE, pendant le mois de juin 2018, le RSI est toujours resté dans une zone 30 – 70, sauf le 6 juin, date à laquelle le RSI était légèrement supérieur à 70, c’est-à-dire dans une zone de sur-achat.

Quelle périodicité de RSI choisir ?

Initialement, Wilder avait recommandé d’utiliser cet indicateur sur une périodicité de 14. C’est-à-dire que les moyennes s’effectuent en choisissant 14 hausses (ou 14 baisses) consécutives. Ceci correspondait aux marchés des années 80 qui étaient relativement stables.

Toutefois, toutes les périodicités sont possibles. On peut calculer un RSI 9, un RSI 15, un RSI30…

Aujourd’hui, les traders utilisent le plus souvent 9 et 14 comme périodicité.

Personnellement, je vous conseille d’utiliser la périodicité 14 : c’est celle indiquée par son créateur, c’est celle que tout le monde utilise. En l’utilisant, vous verrez ce que tous les traders voient et vous appréhenderez mieux le sentiment de marché.

Quelle unité de temps de RSI choisir ?

De plus, l’unité de temps peut être la minute, l’heure, la journée…

Si vous investissez à moyen terme, sur le mois, il est possible d’utiliser un RSI sur une périodicité d’une journée. Ainsi le chiffre du RSI 14 correspondra alors à la moyenne des 14 derniers jours et changera tous les jours. Le RSI 30 correspondra à la moyenne sur 30 jours, changera tous les jours, mais ne sera pas, bien sûr, le même que le précédent.

Par contre, pour les adeptes du scalping, il est possible d’utiliser le RSI sur un graphique qui indique le cours toutes les 2 minutes. Le chiffre du RSI 9 correspondra alors à la moyenne des 18 dernières minutes (9 x 2) et changera toutes les 2 minutes. Le chiffre du RSI 21 correspondra à la moyenne des 42 dernières minutes (21 x 2), etc…

Périodicité et unité de temps doivent être cohérentes

De manière générale, il doit y avoir une cohérence entre la périodicité et l’unité de temps.

Pour les traders effectuant des allers-retours dans la journée, il vaut mieux choisir un RSI court (10 par exemple) avec une unité de temps faible (2 à 3 minutes). En effet, les fluctuations journalières sont importantes pour lui.

Pour les traders ayant une stratégie à plus long terme, n’effectuant que quelques transactions tous les mois, il est préférable d’opter pour un RSI long (30 par exemple) sur une unité de temps importante (1 journée). Les variations de cours seront lissées et sa perspective sera plus large.

Comment utiliser le RSI dans les trades ?

Il y a deux manières d’utiliser l’indicateur RSI : au passage du seuil de 50 et au passage des seuils 30/70.

Passage du seuil de 50.

Quand l’indicateur dépasse 50, on entre dans une zone de fort achat et on peut accompagner le mouvement en achetant.

Inversement, quand l’indicateur passe sous la barre des 50, on entre dans une zone de forte vente et on peut accompagner ce mouvement en vendant.

Dans la pratique, cette méthode n’est pas toujours aisée car l’indicateur peut faire des allers-retours autour de ce niveau sans dégager une tendance nette.

Ce n’est pas la méthode que je vous conseille !

Passage des seuils 30/70.

Quand l’indicateur se situe au-dessus de 70, on est dans une zone de sur-achat qui ne va pas durer. Il est alors judicieux de vendre et le meilleur moment se situe quand il y a un début de retournement de tendance, c’est-à-dire quand l’indicateur passe en dessous de 70.

A l’inverse, on peut acheter quand l’indicateur passe au-dessus de 30.

Pour reprendre l’exemple de l’action APPLE, le RSI a dépassé la zone 70 le 6 juin. Il aurait été judicieux de vendre l’action à cette date : elle était à son plus haut niveau du mois.

Le seuil de 70 peut se transformer en seuil de 80 ou même 90 pour prendre votre décision : plus le seuil est élevé, plus la probabilité du retournement est forte et plus le trade est efficace.

Toutefois la pratique montre que ces seuils sont rarement atteints car il y a une certaine uniformité dans la décision des opérateurs de marché : le RSI étant assez surveillé, dès le seuil 70 atteint, le cours commence à baisser sous l’effet de ventes plus nombreuses.

Il en est de même pour le seuil de 30 qui peut se transformer en seuil de 20 ou même 10 pour vos décisions, avec les mêmes remarques que ci-dessus.

Qu’est-ce que le dynamic zone RSI ?

Comme le RSI, le dynamic zone RSI est un indicateur variant entre 0 et 100. Plus les variations haussières sont importantes, plus l’indicateur se rapproche de 100 et à l’inverse, plus les variations baissières sont fortes et plus l’indicateur se rapproche de 0.

Toutefois, à la différence du RSI, les seuils de ces zones ne sont pas fixes mais mobiles car elles s’adaptent à l’état du marché.

Les seuils sont constitués des bandes de Bollinger : ce sont 2 courbes, situées à une distance de 2 fois l’écart-type d’une moyenne mobile des cours sur n période (n étant généralement de 20).

Cours de l’action Apple et représentation du RSI entouré des bandes de Bollinger

Mars-juin 2018

Sur le graphique, le RSI est représenté par la ligne bleue. Il évolue à l’intérieur d’un « tunnel ». Celui-ci est constitué d’une ligne centrale qui représente la moyenne mobile des cours sur 20 jours et deux lignes qui constituent l’extrémité du nuage et qui sont à une distance de 2 fois l’écart-type de la ligne centrale.

L’interprétation pour les trades est la suivante:

  • Le rétrécissement de la bande indique une forte baisse de volatilité et cette figure est bien souvent le signe de la mise en place d’une tendance forte, haussière ou baissière.
  • Lorsque le RSI franchit la bande, cela annonce la direction de la tendance et permet de prendre une position d’achat ou de vente.

Que sont les divergences RSI ?

On peut également utiliser l’indicateur RSI et le comparer avec le prix. Si l’indicateur baisse mais que le prix est à la hausse (et réciproquement), on a alors une divergence.

On trouve alors des divergences haussières et baissières qui se dessinent sous forme d’histogramme.

Si une divergence haussière est détectée, l’histogramme est positif et si une divergence baissière est détectée, l’histogramme est négatif.

Une divergence peut être interprétée comme un essoufflement de la tendance et donc un moment propice pour intervenir.

Cours de l’action Apple et représentation des divergences RSI

Juin 2018

Concernant l’action Apple, on constate une divergence haussière forte le 6 juin : il est donc judicieux de vendre à cette date-là. Ceci confirme le diagnostic du RSI précédent.

Ce qu’il faut retenir sur le RSI

Le RSI est un indicateur puissant qui donne des informations sur la direction future du cours ainsi que sur la force de la tendance.

Une valeur élevée, proche du maximum de 100, indique que la hausse va bientôt ralentir et que la tendance à une forte probabilité de s’inverser.

Une valeur faible, proche du minimum de 0, indique que la baisse va ralentir et que la tendance a une forte probabilité de ralentir.

Avant d’utiliser le RSI, qui aujourd’hui est calculé automatiquement par les logiciels de représentation chartiste, regardez bien la périodicité et l’unité de temps utilisée.

Enfin, n’oubliez pas qu’aucun indicateur ne doit être utilisé seul. Les informations données doivent être corroborées par d’autres indicateurs.

L’oscillateur stochastique est le parfait complément au RSI.

L’oscillateur stochastique

L’oscillateur stochastique a été développé par George Lane, un trader sur les futures à Chicago,  dans les années 50. Comme le RSI, il détecte les retournements de tendance et les excès à l’achat et à la vente.

Mais à la différence du RSI, basé sur une comparaison des moyennes de hausse et de baisse, l’oscillateur stochastique compare le niveau du cours de clôture à son plus haut et à son plus bas enregistrés sur une période donnée. Il montre ainsi la position du cours relativement à un historique d’écarts.

Comme pour le RSI, il y a une zone de sur-achat (comprise entre 80 et 100) et une zone de sur-vente (comprise entre 0 et 20) à l’intérieur de laquelle « oscille » cet indicateur

Quelle est la formule mathématique de l’oscillateur stochastique ?

Cet indicateur est affiché sous forme de 2 lignes : la ligne principale, appelée %K, et une ligne secondaire, appelé %D.

Calcul de la ligne %K

La ligne %K est la ligne stochastique proprement dite. Elle indique si le cours actuel est plus ou moins élevé par rapport au cours le plus bas observé sur une période donnée.

%K = 100 * ((P – Bn)/(Hn – Bn))

P est le prix de clôture

Bn est le prix le plus bas des n périodes

Hn pour le prix le plus haut sur n périodes.

n est paramétrable, il correspond généralement à 14.

De plus, cette ligne %K peut être lissée grâce à une moyenne mobile de paramètre n’’ (n’’ est généralement compris entre 1 et 5).

Calcul de la ligne %D

La ligne %D est une moyenne mobile de la ligne %K sur n’ périodes (n’ étant généralement compris entre 3 et 5).

Exemple de calcul de la ligne %K : l’action APPLE au 28 juin 2018

Prenons l’exemple de l’action APPLE et calculons le point du 28 juin de la ligne %K sur 14 périodes (n = 14) avec comme unité de temps la journée. Les 14 cotations, du 11 juin au 28 juin 2018 sont les suivantes :

Le prix de clôture au 28 juin est : 185,50

Le point le plus haut des 14 dernières cotations est : H14 = 192,28

Le point le plus bas des 14 dernières cotations est : B14 =  182,17

Appliquons la formule : 100 * ((P – Bn)/(Hn – Bn)) = 100 * ((185,50 – 182,17)/(192,28 – 182,17)) = 100 * 3.33 / 10,11 = 32,94

Le point de la ligne %K correspondant au cours du 28 juin est donc 32,94

Exemple de calcul de la ligne %D : l’action APPLE au 28 juin 2018

Pour calculer les points de la ligne %D, reprenons l’exemple de l’action Apple et calculons le point correspond au cours du 28 juin. La ligne %D est un lissage des points de la ligne %K. Prenons un lissage sur 3 périodes (n’= 3).

Pour trouver le point de la ligne %D du 28 juin, il suffit de faire la moyenne des 3 derniers points de la ligne %K, soit (32,94 + 19,68 + 22,35)/3 = 24,99

Le paramétrage de l’oscillateur Stochastique

Pour résumer, trois variables (n, n’, n’’) sont utilisées pour le calcul de cet oscillateur :

n est la période de la ligne  %K. Par défaut, ce nombre est en général 14 (14 minutes, 14 heures, 14 jours…).

n’ est la période de la seconde ligne, la ligne %D . C’est un nombre généralement compris entre 3 et 5. Il correspond au nombre de périodes de temps utilisées pour le calcul de la moyenne mobile. Si c’est le paramètre 3 qui est choisi, on retient les 3 derniers chiffres de la ligne %K et on en fait une moyenne arithmétique pour trouver la valeur de la ligne %D. Ce chiffre change à chaque changement de période (moyenne mobile).

n’’ est la période de lissage de la ligne %K, c’est un nombre généralement compris entre 1 et 5. Si c’est le paramètre 1 qui est choisi, le lissage se fait sur une seule période et n’existe donc pas. Par contre, si le paramètre 5 est choisi, cela signifie que le chiffre retenu pour construire la courbe est la moyenne arithmétique des 3 dernières valeurs. Cette moyenne est mobile car les 3 dernières valeurs, et donc sa moyenne, changent à chaque changement de période.

Représentation graphique de l’oscillateur stochastique

Action Apple et représentation de l’oscillateur stochastique

juin 2018

Le graphique de l’oscillateur stochastique se situe sous le graphique en bougies d’APPLE.

La zone bleue correspond à la zone 20 – 80. La courbe en bleue est celle de %K. La courbe en rouge est celle de %D.

Sur cette figure, l’indicateur est paramétré à 14,3,3 (n = 14, n’= 3 et n’’ = 3)

Comment interpréter l’indicateur stochastique ?

L’oscillateur stochastique est très réactif et volatil puisqu’il intègre directement les variations de cours entre les plus hauts et les plus bas de la période considéré. Cet indicateur peut passer très rapidement de 0 à 100.

Il est d’autant plus rapide quand il est paramétré de façon à ce que %K ne soit pas lissé (n’’=1). Les signaux d’achat et de vente sont alors plus nombreux mais moins fiables.

Cette volatilité doit être filtrée par une seconde ligne, la ligne %D, qui est la moyenne mobile de %K et qui permet de confirmer ou pas les retournements de tendance.

Stochastique lent et stochastique rapide

Revenons sur le stochastique lent et le stochastique rapide. La différence entre les deux est seulement une moyenne mobile.

Quand on calcule un stochastique rapide, n’’ est égal à 1. Ceci signifie que la ligne %K n’est pas lissée et que ses données sont les valeurs brutes du marché. Ses variations sont exactement celles du marché et peuvent très brutales.

Les paramètres d’un stochastique rapide peuvent être 14,3,1 par exemple.14 est le nombre de périodes de %K, 3 est le nombre de périodes utilisé pour construire la ligne %D, 1 est la période de lissage de %K, c’est-à-dire que %K n’est pas lissée.  On parle de stochastique 14,3 (le dernier chiffre n’est pas exprimé).

Par contre, quand on calcule un stochastique lent, n’’ est supérieur à 1. La ligne %K est une ligne lissée sur les n’’ périodes. Cela ralentit donc le mouvement de la ligne %K. De plus, comme la ligne %D est le lissage de la ligne %K, c’est une moyenne mobile de moyenne mobile. Les paramètres d’un stochastique lent peuvent être 14,5,5 par exemple. On parle alors de stochastique 14,5,5. Le dernier chiffre indique que %K est lissée sur 5 périodes.

Action Apple et représentation d’un stochastique rapide et d’un stochastique lent

Mars à juin 2018

Sur cette représentation, on peut voir l’évolution de l’action Apple sur 4 derniers mois (mars, avril, mai et juin) et deux représentations de l’oscillateur stochastique.

Le premier stochastique est rapide. Il est paramétré à 14,3. La courbe bleue (%K) est très volatile et coupe souvent le ligne rouge (%D). Les signaux sont multipliés et sont moins clairs dans leur interprétation.

Le deuxième est plus lent et c’est celui que je vous conseille. Il est paramétré à 14, 5, 5. La courbe bleue et la courbe rouge se coupent plus rarement mais présentent alors des signaux d’achat et de vente plus certains.

Comment utiliser l’oscillateur Stochastique dans les trades ?

Il existe deux manières efficaces d’utiliser l’oscillateur Stochastique dans les trades : quand l’oscillateur est à son plus haut (supérieur à 80) ou à son plus bas (inférieur à 20) et au croisement des lignes %K et %D.

Passage des seuils 20/80

Quand l’oscillateur, soit %K, soit %D, passe au-dessus de 80, de la même manière que le RSI, cela indique un sur-achat et c’est donc le moment de vendre. Le meilleur moment se situe quand l’oscillateur repasse sous le niveau des 80.

De la même manière, il faut acheter quand l’oscillateur, %K ou %D, se situe en-dessous du niveau de 20 et repasse au-dessus.

Croisement des lignes %D et %K

L’achat s’effectue lorsque la ligne %K (en bleue) s’élève au-dessus de la ligne %D (en rouge). La vente s’effectue lorsque %K se situe en-dessous de %D.

Pour reprendre l’exemple d’Apple, le signal de vente du 6 juin donné par le RSI est confirmé par l’oscillateur stochastique. En effet, le 6 juin, les 2 lignes sont au-dessus de la zone des 80% et %K (en bleue) se situe au-dessus de %D (en rouge).

Le 25 juin, l’oscillateur stochastique donne un signal d’achat : les deux lignes se situent en dessous- de la zone 20% et la ligne %K (en bleue) se situe au-dessus de la ligne %D (en rouge). Toutefois, ce signal n’est pas corroboré par le RSI qui se trouve à 45. Le trader prudent n’achète pas encore.

Ce qu’il faut retenir de l’oscillateur stochastique

Cet indicateur est composé de 2 lignes. La première(%K)  indique si le cours actuel est plus ou moins élevé par rapport au cours le plus bas observé sur une période donnée.

La deuxième (%D) reprend les points de la première et les lisse sur une période comprise généralement entre 3 et 5 afin d’atténuer la volatilité de la première.

L’oscillateur stochastique est dit rapide lorsque la ligne %K reprend les données brutes des cours. Il est dit lent lorsque la ligne %K est lissée sur une période compris généralement entre 2 et 5. La ligne %D est alors un lissage de ligne elle-même lissée. C’est cette dernière que je vous conseille.

L’achat s’effectue quand la ligne %K s’élève au-dessus de la ligne %D et que les 2 lignes se situent en-dessous de la zone de 20.

La vente s’effectue lorsque %K passe en-dessous de la ligne %D et que les 2 lignes se situent au-dessus de la zone de 80.

Enfin, n’oubliez pas que les informations de l’oscillateur stochastique, comme tout indicateur technique, doivent être confirmées par un autre indicateur. Celui qui complète le mieux l’oscillateur stochastique est le RSI.

Conclusion générale

Le RSI et l’oscillateur stochastique sont à mon avis les deux meilleurs indicateurs pour déceler la volatilité.

L’utilisation doit être faite en parallèle car ils se complètent bien : l’un est basé sur les moyennes (le RSI), l’autre situe le cours de l’action dans son historique (le stochastique).

Le stochastique est beaucoup plus sensible aux variations de cours que le RSI. Il est même quelquefois trop sensible, c’est la raison pour laquelle un oscillateur stochastique lent doit être choisi.

L’objectif est de déceler un retournement de tendance : ils sont donc plus efficaces en période de range (quand le cours est coincé entre un support et une résistance) qu’en période de tendance.

Leur efficacité s’avère redoutable comme nous l’avons vu pour l’action Apple au mois de juin. Le signal de vente du 6 juin donné par les deux simultanément s’est avéré parfaitement concluant.

Article écrit par Nicolas Bazard. Accéder aux vidéos gratuites de formation de Nicolas Bazard pour vivre de la bourse

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